esCoût annuel  : 63 M€

Les interventions personnalisées, globales et coordonnées, recommandées par la HAS et l’ANESM, sont d’autant plus efficaces qu’elles sont mises en œuvre précocement en œuvre précocement.
Le déploiement d’un réseau national de repérage, de diagnostic et d’interventions précoces dès 18 mois permettra de lutter contre les sur-handicaps qui résultent d’une prise en charge tardive provenant souvent d’une errance diagnostique ou de difficultés sociales dans l’accès au diagnostic.
Ce dispositif sera décliné dans chaque région sous l’égide des Centres de Ressources Autisme (CRA) dont les missions auront été préalablement redéfinies.
Il sera composé de trois niveaux de repérage et de diagnostic complétés par un réseau de prises en charge précoces.

Un repérage et un diagnostic sur trois niveaux trois niveaux : un réseau d’alerte avec le repérage des troubles par les professionnels de la petite enfance (puéricultrices, assistantes maternelles), les membres de la communauté éducative (instituteurs, infirmières, médecins de l’éducation nationale) et les acteurs de la médecine de ville (généralistes, pédiatres, psychiatres).
De plus, à l’occasion de la refonte globale du carnet de santé de l’enfant et des certificats de santé de l’enfant, seront revus et améliorés les items pour le repérage de l’autisme en se fondant sur les recommandations de la HAS et de l’ANESM ; http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2014/07/cir_38551.pdf

Dépenses : formation des acteurs + appui Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) à l’élaboration des guides de bonnes pratiques + réforme du carnet de santé.
Un réseau de diagnostic simple avec au moins une équipe pluridisciplinaire de proximité par département selon les recommandations de bonne pratique de la HAS. Il sera constitué, sur la base d’engagements contractuels, à partir des centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP), de centre médicaux psycho-pédagogiques (CMPP),d’équipes hospitalières pluridisciplinaires de première ligne, de services de pédiatrie, de pédopsychiatrie ainsi que de PMI et de médecins généralistes, psychiatres et pédiatres libéraux;

Dépenses : 310 postes accordés aux structures CAMSP et CMPP s’engageant sur la mise en œuvre des dépistages et diagnostic précoce conformes aux recommandations de bonne pratique de la HAS de l’ANESM.
Formation des intervenants aux outils de diagnostic précoce, en particuliers ADI et ADOS, soit un budget annuel supplémentaire de 13,84 M€ Un réseau de diagnostic complexe par région s’appuyant sur les Centres Ressource Autisme associés à au moins une équipe hospitalière experte en CHU. Le déploiement du triptyque dépistage-diagnostic et interventions précoces dès 18 mois s’appuiera sur les équipes hospitalières expérimentées, dans le cadre du 2ème plan, le dispositif d’annonce et d’accompagnement du diagnostic de l’autisme ainsi que celles qui devront être identifiées par les ARS en lien avec les CRA.

Dépenses : renforcement en personnel formé, soit un soit un budget annuel supplémentaire de 3 M€.
Une prise en charge précoce et intensive : des pôles régionaux d’interventions associés au réseau de diagnostic complexe. Ils seront constitués d’une part par des CAMSP s’engageant dans cette démarche et d’autre part par de nouveaux SESSAD créés pour accueillir et intervenir auprès des très jeunes enfants repérés.

Dépenses : 300 places spécifiques de SESSAD + 40 postes de médecin/chef de service pour les CAMSP associés au réseau de diagnostic complexe pour un budget annuel supplémentaire de 12,04 M€.
Des unités d’enseignements en maternelle associant enseignants et professionnels médico-sociaux.

Dépenses : création de 700 places sur la durée du plan : 1 unité d’enseignement par académie à la rentrée 2014 tendant progressivement vers une par département, soit un budget annuel supplémentaire 34 M €.