Les causes de l’autisme sont encore mal connues mais un consensus commence à se dégager actuellement dans la communauté scientifique et médicale pour admettre la multiplicité de ses causes et son origine organique. Poursuivre la recherche reste fondamental pour explorer notamment l’efficacité et l’amélioration des interventions, les troubles associés ou la remédiation cognitive. La recherche sur les marqueurs biologiques pourrait également à terme améliorer la connaissance des mécanismes qui causent cette pathologie et étayer les outils de diagnostic précoce.
Le troisième plan autisme sera l’occasion de dégager des axes prioritaires de recherche et de structurer la communauté scientifique :

  1. Développer la recherche sur les origines et les mécanismes de l’autisme encourageant la recherche sur les mécanismes moléculaires et cellulaires;
  2. Renforcer les capacités de diagnostic précoce et approfondir la taxonomie de l’autisme en favorisant la recherche sur les marques l’autisme précoces et le suivi évolutif de l’autisme ;
  3. Assurer le développement de prises en charge fondée sur l’évidence scientifique en développant les collaborations entre scientifiques , recherche fondamentale et recherche clinique sur les outils et procédures diagnostiques, ainsi que sur les interventions comportementales et éducatives;
  4. Favoriser l’inclusion sociale en faisant progresser la connaissance des altérations de la cognition sociale et en renforçant la recherche linguistique.

Cela nécessitera la mise en œuvre de plusieurs actions :
La structuration de la recherche sur l’autisme et les troubles envahissants du développement en mettant en place une coordination (Alliances AVIESAN et ATHENA et plus particulièrement l’ITMO Neurosciences, sciences cognitives, neurologie et psychiatrie) et en développant les partenariats.
Un centrage de la recherche autour des cohortes déterminant au sein de la communauté scientifique un coordonnateur responsable du volet épidémiologique, en rapprochant les structures existantes et en incrémentant les cohortes existantes.

Le financement de la recherche sur l’autisme est assuré sur les enveloppes existantes, un concours exceptionnel de 500 000€/an de la CNSA étant également mobilisable sur les projets en sciences humaines et sociales.