Coût : 1 M€

Les personnes avec autisme sont en relation avec l’ensemble de la société : professionnels du soin et du médico-social, communauté éducative, travailleurs sociaux, grand public, etc.
Cela exige de sensibiliser un grand nombre d’acteurs aux particularités de l’autisme. Il est essentiel pour les professionnels comme pour les familles de savoir que l’autisme est un trouble neuro-développemental, de connaître les différents modes de communication adaptés, d’identifier et prévenir les situations de crise.
Les recommandations de bonne pratique de la HAS et de l’ANESM, notamment celles qui portent sur les interventions chez l’enfant et l’adolescent de mars 2012, doivent être diffusées et mises en œuvre.

  • Former les professionnels de santé.
    Une attention particulière sera portée sur la formation des professionnels de la santé (médecins, paramédicaux, psychologues…) avec l’introduction dans leur cursus de formation initiale de modules conformes à l’état des connaissances en matière d’autisme et de TED.
    Du côté de la formation continue, les orientations nationales du Développement Professionnel Continu (DPC) vont permettre de développer des programmes consacrés à l’autisme en prenant appui sur les méthodes et des modalités validées par la HAS et l’ANESM.
  • Former les travailleurs sociaux les professionnels du secteur social et médico-social.
    Il s’agit tout d’abord de faire évoluer non seulement les contenus de formations mais également les pratiques de formation au sein des centres de formation en travail social.
    Pour permettre cette évolution, un partenariat sera mis en place entre l’Union Nationale des Associations de Formation et de Recherche en Intervention Sociale (UNAFORIS) et l’Association Nationale des Centres de Ressources Autisme (ANCRA). De plus, la refonte des diplômes de niveau V (auxiliaire de vie sociale et aide médico-pédagogique) comme de niveau III (éducateur spécialisé) permettra de faire évoluer leurs référentiels métiers en y intégrant pour les premiers une sensibilisation à l’autisme et pour les seconds les programmes éducatifs recommandés par la HAS et l’ANESM.
    Dans ce secteur, l’enjeu est aussi d’intervenir auprès des professionnels en exercice à domicile ou en établissements et services médico-sociaux grâce à un plan d’action national de formation continue.
    Il s’agit d’un outil national de formation continue d’accompagnement au changement des pratiques mobilisant l’ensemble des équipes y compris l’encadrement. Il sera construit en partenariat avec les OPCA concernés, en prenant en compte leurs priorités, (UNIFAF, ANFH, UNIFORMATION) ainsi qu’avec le Centre national de la fonction publique territorial (CNFPT). L’objectif est de former 5 000 professionnels sur la durée du plan.

Dépenses : formation de 5 000 professionnels soit un budget annuel supplémentaire de 1 M

  • Former la communauté éducative.
    Enseignants, psychologues, médecins et infirmières de l’Education nationale, inspecteurs et auxiliaires de vie scolaire seront formés à travers notamment l’inclusion d’un module sur les troubles cognitifs et comportementaux ,travail en partenariat afin de repérer les signes d’alerte, d’accueillir les enfants et de décliner les apprentissages.
    S’agissant des enseignants, leur formation initiale relèvera des nouvelles écoles supérieures du professorat et de l’éducation. Leur référentiel de compétences métier est en cours d’élaboration. Ce dernier prendra en considération les publics à besoins spécifiques et se traduira donc par une sensibilisation au handicap. Différents leviers de la formation continue de la communauté éducative seront mobilisés : les modules d’initiative nationale et pluricatégoriels, les formations proposées par l’Ecole supérieure de l’Education Nationale ou encore les pôles ressources ainsi que des formations croisées ministère de l’Education Nationale et associations gestionnaires d’établissements sociaux et médico-sociaux.
  • Adapter et poursuivre la formation de formateurs.
    Après évaluation, l’action engagée dans le plan précédent concernant les formations de formateurs sera poursuivi. Ces personnes ressources identifiées à l’échelle régionale et formées à cet effet sont en effet en capacité de dispenser des formations adaptées sur l’autisme et les TED auprès des usagers comme auprès des professionnels quelque soit leur secteur d’appartenance.
  • Développer les formations dans l’enseignement supérieur.
    Les universités ont un rôle important à jouer pour déployer de nouvelles formations respectant les recommandations de la HAS et de l’ANESM.
    Ainsi, sera prévue la ESM promotion de formations de niveau licence et master troubles envahissant du développement et troubles du spectre autistique dans des sites identifiés comme disposant de la compétence, en particulier en matière de recherche.
    Les licences professionnelles notamment permettront aux étudiants de découvrir la diversité des méthodes existantes compatibles avec les recommandations de la HAS et de l’ANESM et de pouvoir ensuite, grâce aux compétence l’ANESM acquises, effectuer les choix adéquats en fonction des besoins spécifiques de chaque situation.
    Par ailleurs, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche envisage d’inciter les universités, disposant de diplômes adossés à la recherche et s’appuyant sur les recommandations de la HAS et de l’ANESM, à constituer un réseau des Diplômes Universitaires TED et troubles du spectre autistique en vue d’améliorer leur complémentarité et leur visibilité.