Les Traditions ne présentent pas de trace d'auscultation de Mahomet par un médecin tandis qu'elles évoquent leur présence à Médine[17]. En vérité, les choses mises en mouvement aujourd'hui sont des actes d'anarchie, et je crains que, […] nous recevrons l'antichrist. Rapporté dans Sahih Al-Boukhari, 637, et Sahih Mouslim, 2802. Hiba Abid, « La vénération du Prophète en Occident musulman à travers l’étude codicologique de livres de piété (xie/xviie-xiiie/xixe siècles) », Rachida Chih, "La célébration de la naissance du Prophète (. Selon lui, bien que l'ouvrage a le mérite de stimuler le débat historiographique relatif aux débuts de l’islam, il n'en demeure pas moins iconoclaste. None of these books, however, has enjoyed the esteem of al-Bukhārīʼs and Muslimʼs works. Pour Tareq Oubrou, certains musulmans francophones se lancent dans des « élucubrations linguistiques » très poussées, en voulant faire venir « Mahomet » de « ma houmid », qui veut dire « celui qui n'est pas loué », soit précisément une signification contraire de « Mohammed », qui se traduit par « celui qui est loué »[168]. En fait, il dit que le « Prophète qui est apparu » a les clés du paradis, ce qui est impossible. Certaines traditions rapportent les dernières volontés de Mahomet quant à la prière par exemple ou des imprécations contre les juifs. A contrario, la mention d'un proche de Mahomet selon la tradition, Omar ibn al-Khattâb, figure dans cette série de graffitis, associée à des dates plus anciennes mais sans titre particulier bien que la tradition en fasse un calife[41]. », « Cette place éminente accordée aux proches parents des prophètes antérieurs à l'islam ne pouvait rester sans parallèle avec la famille proche de Mahomet. 9ans: Age douteux du mariage de Aicha avec le Prophète Mohammed aurait épousé Aicha après la mort de Khadîdja à l’âge de 9ans, selon HICHAM Ben Aroua qui rapporte ce hadith. The Five Book canon, which is first noted in the sixth/twelfth century, incorporates the Jāmiʿ of al-Tirmidhī (d. 279/892). Au XIIIe siècle, Dante, dans la Divine Comédie, présente Mahomet en compagnie de son cousin Ali dans son neuvième cercle des enfers, celui qu'il réserve aux « schismatiques », les entrailles sortant de son ventre ouvert. La famille de Mahomet est hachémite par référence à son arrière-grand-père Hâchim ibn `Abd Manaf. Parmi d'autres biographes, Alfred-Louis de Prémare cite ces propos afin de souligner la difficulté à laquelle sont confrontés les historiens qui tentent d'établir la biographie de Mahomet : il existe à son sujet peu de sources fiables du point de vue de l'historien, ce qui fait, selon lui, que « toute biographie du prophète de l'islam n'a de valeur que celle d'un roman que l'on espère historique »[27]. 2. » […] « Que pouvez-vous me dire au sujet du prophète qui est apparu avec les Sarrasins ? Ainsi, pour Geert Wilders, Mahomet est « terroriste, pédophile et psychopathe »[253]. Le marquis de Sade fait émettre par son personnage du moribond des critiques violentes contre l'ensemble des chefs religieux, dont évidemment Mahomet : « Ton Jésus ne vaut pas mieux que Mahomet, Mahomet pas mieux que Moïse, et tous trois pas mieux que Confucius qui pourtant dicta quelques bons principes pendant que les trois autres déraisonnaient; mais en général tous ces gens-là ne sont que des imposteurs, dont le philosophe s'est moqué, que la canaille a crus et que la justice aurait dû faire pendre. Fondateur de l'islam, il en est considéré comme le prophète majeur. Les plus anciennes données matérielles qui mentionnent « Muḥammad » remontaient à une cinquantaine d'années après la mort de Mahomet[42] : en 685 (66 de l'hégire) sur une drachme arabo-sassanide, en 691 (71 h.), sur une pierre tombale égyptienne et en 692 (72 h.), sur une inscription figurant sur le Dôme du Rocher de Jérusalem[43]. Une louange de Mahomet, courante à cette époque comme chez Henri de Boulainvilliers une manière de critiquer l'Église. Son nom, qui était totalement inconnu à l'époque, lui est donné après que la mère de Mahomet ait eu un songe[65]. L'orientaliste Jacques Langhade relève toutefois que Mahomet est omniprésent dans le Coran, du fait qu'il y est maintes fois interpellé. »[213]. Pour l'auteur, « si l’on écarte les innombrables hadiths visiblement forgés et tout ce qui relève de la pure hagiographie, on en vient peu à peu à cerner le noyau d’une très possible réalité historique », même s'il reconnaît que ce critère est assez subjectif et changeant[2]. Selon Volker Popp, en comparaison d'autres pièces similaires portant ces lettres et des représentations chrétiennes, le terme Mhmd de la pièce de monnaie arabo-sassanide ne désigne pas Mahomet mais se traduit par « le béni », terme utilisé pour désigner Jésus[44]. nécessaire]. Pour Frédéric Imbert, la plus ancienne mention de Mahomet en Arabie, dans un graffiti daté, remonte à 692-693. De ce constat, on aboutit à la création d’écoles de langue pour les missionnaires, « surtout parmi les dominicains des XIIIe et XIVe siècles » »[234] Au XVe siècle, la présentation de Mahomet par le cardinal humaniste Nicolas de Cues est déjà ambiguë, présentant des aspects négatifs et positifs[239]. Par ailleurs, à 25 ans il épouse Khadidja sans avoir d’autre femme. Une paire de chaussures de Mahomet, très sacrée pour les pèlerins musulmans, qui se trouvait à Lahore au Pakistan, a été volée en 2002[208]. Cela pourrait expliquer les traits christiques de Mahomet ou les réminiscences bibliques du récit[1]. L'opposition des munâfiqun — « hypocrites » —, les convertis qui marquent une certaine distance critique avec Mahomet, est elle aussi momentanément jugulée[92]. Sa'd ibn Ubadah (en) rédigea également un important ouvrage de hadiths que sa descendance conserva[Note 10]. Pour Goethe, au-delà du législateur déjà mis en avant par les auteurs des Lumières[252], Mahomet est le prophète par excellence[253] et est vu comme un exemple d'un génie poétique[252]. Les années suivantes de sa vie sont peu documentées et l'on ignore précisément les influences extérieures qui ont pu s'exercer sur lui durant cette période[6]. Cette forme « Mahomet » ne présente plus a priori aucune connotation péjorative[144] mais est peu appréciée dans le monde musulman[153]. Là, Mahomet se mue en chef unificateur d'un État théocratique monothéiste qui dépasse les divisions tribales traditionnelles, commençant par former une communauté unique entre les Muhâjirûn — les « Émigrants » mecquois — et les Ansâr — les Auxiliaires [du Prophète] convertis de Médine[6]. Il y vit alors une expérience spirituelle forte[6]. Avant de commencer le récit de la biographie de Mahomet par ces mots « Selon la tradition », l'ouvrage Les débuts du Monde musulman VIIe – Xe siècle (Presses Universitaires de France) propose cette introduction de Thierry Bianquis et Mathieu Tillier[54] : « Les débuts de l'islam sont surtout connus par les récits que les historiens musulmans rédigèrent aux IXe et Xe siècles […]. Les autres villes juives d'Arabie tombent rapidement et sont soumises au même statut[80]. nécessaire]. Participe passif du verbe « louer », ce terme n'est pas un prénom et ne put être donné comme tel. Mathieu Tillier et Thierry Bianquis, « De Muhammad à l'assassinat de 'Alî ». La Mecque se rend alors sans opposition. Mais c’est une figure complètement reconstruite »[51]. L'année suivante, la communauté musulmane médinoise est plus nombreuse. Dans cet ouvrage, le médiéviste franco-américain entreprend de dresser le parcours des représentations européennes du Prophète, du Moyen-âge à nos jours. Azaiez, M. Il n’était pas né. Son grand-père paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. C'est en particulier le cas des injonctions qu'il reçoit de prendre la parole: on retrouve trois cent trente-deux fois l'impératif qul !, « dis ! Abū al-Fidāʼ Ismāʻīl ibn ʻAlī, Noël Desvergers. Si le linguiste Michel Masson voit dans les altérations phonétiques une origine dépréciative du nom « Mahomet » qui dénoterait l'imaginaire péjoratif au sujet du prophète de l'islam dans l'Occident médiéval[144], Olivier Hanne l'associe davantage à la « maladresse des premiers transcripteurs et à la méconnaissance de l’arabe en Europe »[153]. »[34] La présence d'une telle référence dans un texte musulman, la lettre d'Umar II, semble même exclure une déformation à but apologétique[6]. Le jeudi 4 juin 632, selon les traditions, Mahomet aurait demandé de quoi écrire son testament. Ces vies de Mahomet présentent une vision tardive de cette figure et participent donc à la mise en place d'une figure de prophète qui s'inscrit dans la continuité des prophètes plus anciens, comme Moïse[38] ou Jésus[39]. Pour Christiane Gruber, il s'agit plutôt d'un reflet de la tendance mystique à l'abstraction dans la représentation de Mahomet comme « Lumière prophétique ». Abdurrahmân Badawî, traducteur égyptien de la Sira d'Ibn Ishaq, écrit Muhammad, mais Hermann Zotenberg, traducteur de Tabarî, utilise Mohammed[157], et Vincent Monteil, traducteur d'Ibn Khaldoun, utilise Muhammad[158]. Protégé par sa femme et son oncle, Mahomet dérange les autorités établies car ses croyances risquent en effet de saper la prospérité économique de la cité, liée aux foires et aux pèlerinages, tandis que le rejet des cultes ancestraux risque de fragiliser le statut social des grandes familles[79]. « signes de Dieu »), sont progressivement « descendues » sur Mahomet jusqu'à sa mort sous forme de versets qui seront compilés en un seul livre : le Coran, considéré par les musulmans comme la « Parole de Dieu » autour de laquelle la religion est fondée. »[Note 1]. « L’auteur stigmatise enfin la chronologie de ces récits biographiques, laquelle, en plus d’être artificielle, n’a pas existé avant le milieu du VIIIe siècle[4]. »[31]. Par ailleurs seuls les Muhajirun (en émigrant à Médine ils avaient perdu tous leurs biens à la Mecque) participaient aux expéditions contre les caravanes avant Badr[97]. Par la suite, ses disciples continueront de se transmettre oralement et sous forme d'écrits les sourates, avant qu'elles ne soient rassemblées définitivement, selon la tradition, en un seul livre, le Coran, par le troisième calife Uthman moins de vingt ans après la disparition de Mahomet[111]. Quand il s'agit d'y reloger la Pierre noire, une météorite qui serait vénérée par les Arabes depuis le temps d'Abraham, les tribus ne s'accordent pas sur le choix de celui qui aura l'honneur de replacer la pierre sacrée. Selon une tradition chiite, il serait mort pendant qu'il respirait une pomme donnée par Azraël, l'ange de la mort, sur le modèle des légendes juives liées à la mort de Moïse[108]. . Quand il se retournait, c’était tout d’une pièce. [32] A propos de Mahomet, Hela Ouardi explique que son « histoire a été « écrite » pour les besoins d'une légitimation du pouvoir.» et certaines sources permettent de supposer une mort dans la région de Gaza après 634[15]. Finally the Six Book canon, which hails from the same period, adds either the Sunan of Ibn Mājah (d. 273/887), the Sunan of al-Dāraquṭnī (d. 385/995) or the Muwaṭṭaʾ of Mālik b. Anas (d. 179/796). Selon les termes d'Harald Motzki, traduisant la difficulté à atteindre l'historicité du fondateur de l'islam[1] sous la forme d'une biographie classique, « d'un côté, il n'est pas possible d'écrire une biographie historique du Prophète sans être accusé de faire un usage non critique des sources ; tandis que, d'un autre côté, lorsqu'on fait un usage critique des sources, il est simplement impossible d'écrire une telle biographie[2]. Il est représenté parmi dix-huit législateurs importants[235]. C'est pourtant « l'intolérance de l'Église catholique et les crimes commis au nom du Christ » qui étaient les premiers visés par le philosophe des Lumières[243]. », « si l’on écarte les innombrables hadiths visiblement forgés et tout ce qui relève de la pure hagiographie, on en vient peu à peu à cerner le noyau d’une très possible réalité historique », « Pour les spécialistes, la biographie de Mahomet est impossible. Le culte des reliques est rejeté par le wahhabisme[207]. Pour Dye, « Il me semble à peu près impossible de retrouver la réalité historique derrière tous ces récits, mais l’idée traditionnelle selon laquelle le Prophète aurait eu sept enfants (un chiffre qui n’est pas anodin dans la culture biblique) ne paraît pas être une information historique. Les Ommeyades prirent le titre de « famille de la demeure ». L'article La mort de Mahomet a pour but de présenter les épisodes liés à la mort de Mahomet et les débats historiographiques qui l'entourent. On pourrait même être tenté de douter de son existence », أَبُو القَاسِم مُحَمَّد بنِ عَبد الله بنِ عَبدِ المُطَّلِب بن هاشم, « l'acceptation d'une doctrine sans en connaître la preuve », « l’amour du Prophète ne représente pas encore une voie de salut et n’occupe pas l’horizon du croyant, sinon de manière diffuse », « modèle prophétique [devient une] source fondamentale de la voie spirituelle et de ses exigences », « les hanafites (et muʿtazilites) font ainsi prévaloir le ra’y, l’intelligence mise au service du jugement, plutôt que la stricte imitation des actions du Prophète et des anciens (salaf) érigés en modèles atemporels. Il existait cependant un calendrier luni-solaire qui comportait des mois lunaires synchronisés avec le cycle solaire par l'intercalation d'un treizième mois, nommé nasīʾ[120], le différé. nécessaire]. « d'un côté, il n'est pas possible d'écrire une biographie historique du Prophète sans être accusé de faire un usage non critique des sources ; tandis que, d'un autre côté, lorsqu'on fait un usage critique des sources, il est simplement impossible d'écrire une telle biographie, « toute biographie du prophète de l'islam n'a de valeur que celle d'un roman que l'on espère historique, « L’auteur stigmatise enfin la chronologie de ces récits biographiques, laquelle, en plus d’être artificielle, n’a pas existé avant le milieu du, « sorti d’Arabie pour affronter les Byzantins et les Perses, « De cette façon, avec celui en qui nous avons confiance, et en qui nous croyons, nous sommes partis pieds nus, nu, sans équipement, force, arme ou provisions, pour lutter contre le plus grand des empires, les nations les plus puissantes dont la domination sur les autres peuples était la plus impitoyable, c'est-à-dire: la Perse et Byzance. La tribu de Quraych (ou Koreish) est une ancienne tribu arabe et descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. C'est ainsi qu'ils ont détruit de nombreuses mosquées-tombes et ne font que tolérer les visites sur la tombe de Mahomet « parce qu'ils ne peuvent réellement s'y opposer »[197].