Nous reviendrons sur ces problèmes dans des chapitres ultérieurs. (1) La Loi sur les armes à feu de 1995 remplace les AAAF par des permis de possession et d’acquisition. Ce profil diffère considérablement de ce qu’on sait de l’intention des actes qui causent des blessures fatales. Ces pourcentages sont restés relativement stables ces dix dernières années. Les blessures par balle sont classées comme fatales ou non fatales, et les trois types d’atteintes fatales sont les homicides, les suicides et les décès accidentels. l’existence d’un lien entre la disponibilité de moyens létaux d’expression de la violence et le niveau réel de la violence, mais la nature exacte de ce lien n’est pas évidente. Les erreurs de classement peuvent être plus Le taux d’homicides perpétrés au moyen d’une arme à feu (0,72 pour 100 000 habitants) a augmenté de 18 % par rapport à l’année précédente. > Malgré le record de détention d'armes par les particuliers, les Etats-Unis n'ont pas le record pour le nombre de meurtres par armes à feu : ce record appartient au Honduras, suivie par le Salvador et la Jamaïque. L’argument a été rejeté au motif que l’inverse pourrait être tout aussi vrai (Gabor, 1994, p. 53). Ces comparaisons doivent se faire avec prudence, car les pays s’y prennent différemment pour tenir les statistiques sur la santé publiqueet sur la criminalité. Si les homicides prévalent dans la population noire, les suicides constituent plus des trois quarts des décès dans la population blanche. Parmi ceux-ci, 62 % se rapportent à des suicides et 34 % à des homicides. Parmi ces 19 décès, huit sont le fruit de l’usage direct d’une arme à feu par la police. Près de 43 p. 100 des blessures sont classées comme des accidents, 22 p. 100 sont causées par autrui; dans près de 9 p. 100 des cas, la cause n’est pas établie, et le 1,7 p. 100 qui reste découle d’une intervention de la police (Hung, 1997). L’auteur traite ensuite des types d’armes à feu en cause dans les blessures et décès et de la possibilité d’établir un lien entre la disponibilité des armes à feu dans une société et le nombre des blessures et décès qu’elles causent; enfin, il passe en revue les recherches récentes sur les coûts qu’entraînent les blessures et les décès par balle. En 2017, la police a déclaré 266 homicides commis à l’aide d’une arme à feu au Canada, soit 43 de plus qu’en 2016 . Si on se fie au National Electronic Injury Surveillance System, par exemple, le taux national de décès se situerait à 2,6 :1, soit 2,6 blessures pour chaque décès (Annest et coll., 1995, p. 1751-1752). Au-delà des fusillades et des décès impliquant les forces policières, l’ampleur de la mortalité par armes à feu aux États-Unis est relativement peu connue. Les données les plus récentes montrent que 33 000 décès par armes à feu surviennent en moyenne annuellement aux États-Unis. Ainsi, il n’y a aucun moyen de mesurer avec précision le nombre de personnes qui possèdent des armes à feu (Stenning, 1996; 1996b, p. 10), et il n’y a actuellement aucun moyen de tenir compte du fait que le nombre de ces propriétaires varie dans le temps et d’un territoire à l’autre. Neuf pays déclarent un taux de 1 ou moins, dont le Japon (0,07) et le Royaume-Uni (0,6) (Nations Unies, 1998, p. 108). Ce peut être un problème complexe que de classer les incidents mettant en cause des armes à feu selon des catégories comme intentionnel ou non intentionnel, auto-infliction ou agression. La plupart des études font ressortir une forte fluctuation du taux selon l’intention de celui qui emploie l’arme à feu. En En date du 31 décembre 2000, il existait toujours 243,299 AAAF. Il fait une comparaison avec les données d’autres pays sur les décès par balle. On peut avoir moins de chances de sauver la vie de patients grièvement blessés dans les localités isolées et celles qui ne sont pas pourvues de services médicaux d’urgence perfectionnés (Kellermann et coll., 1996). En France, en 2005, l'Inserm en comptait 450. On dénombre environ 21 armes à feu pour 100 habitants aux États-Unis, 53 au Yémen, 39 au Monténégro et en Serbie, et 35 au Canada et en Uruguay. En 2011, dans un sondage de l'institut Gallup, 47% des Américains déclaraient avoir au moins une arme à feu à leur domicile. Les données recueillies au moyen de l’Étude internationale des Nations Unies sur la réglementation des armes à feu (1998) permettent d’établir des comparaisons préliminaires. Qui plus est, les recherches n’ont pas pu jusqu’à maintenant préciser adéquatement, ni au plan théorique ni empiriquement, la nature du lien entre les armes à feu et la violence. Décès et blessures causés par des armes à feu – vue d'ensemble. 88% des blessures et décès sont survenus hors des locaux de police. Durant la dernière décennie, les décès par armes à feu, et plus particulièrement ceux par suicide, ont augmenté alors que ceux par homicide ont diminué. On y trouvera des statistiques nationales sur les décès par balle, décès qui sont ventilés selon les catégories suivantes : suicides et homicides, incident intentionnel ou accidentel, décès. trompeuses lorsque les données nationales sont relativement faibles comme au Canada. Les États-Unis affichent de loin, parmi l’ensemble des pays industrialisés, le taux le plus élevé de mortalité par armes à feu. En 1995, le nombre de décès pour 100 000 habitants a été le plus faib… De plus, les homicides par armes à feu représentent la première cause de décès chez les hommes noirs de 15-34 ans. Une étude menée dans trois villes américaines a montré que le taux était de 16 :1 pour les blessures non intentionnelles, de 5,3 :1 pour les agressions et de 0,16 :1 pour les tentatives de suicide (Kellermann et coll., 1996, p. 1443). Les données selon le groupe racial montrent que les décès par armes à feu sont presque deux fois plus fréquents dans la population noire que dans la population blanche. Pas moins de 266 meurtres ont été commis l'an dernier à l'aide d'une arme à feu, soit 43 de plus qu'en 2016. Entre le 1er janvier et le 6 mars 2019, plus de 2.000 morts par arme à feu ont été enregistrées aux États-Unis. En 1970, ce taux était de 5,2. La mortalité par armes à feu constitue un problème majeur de santé publique aux États-Unis. Comme les décès par armes à feu évoluent au même rythme que les effectifs de la population américaine, le taux de mortalité demeure stable dans le temps. ex., Leonard, 1994, p. 128). Nous avons relevé des fluctuations régionales importantes du taux de décès et en ce qui concerne le type d’arme à feu, le type d’incident et la disponibilité relative des soins médicaux d’urgence et en milieu hospitalier. Il est possible aussi que nous sous-estimions les conséquences de ce problème pour la recherche. La plupart des pays ont publié des chiffres sur les décès par balle, permettant ainsi aux chercheurs d’estimer le nombre de suicides, d’homicides et de décès accidentels liés à l’usage de ces armes et de faire des comparaisons entre pays. Chez les 15-34 ans, les homicides dominent alors que chez les personnes de 75 ans et plus, plus de 90 % des décès par armes à feu sont associés à des suicides. L’analyse plus spécifique de la mortalité chez les hommes de 15 ans et plus accentue les différences entre les Noirs et les Blancs. Les suicides par armes à feu sont passés de 19 700 à 23 800. En 1995, le nombre de décès pour 100 000 habitants a été le plus faible en 25 ans. Aux États-Unis, à l’inverse, se sont plus souvent des armes de poing (Sadowski et Muñoz, 1996, p. 1763; Vassar et Kizer, 1996). Il est très vraisemblable que cette différence s’explique par le fait que les blessures accidentelles visent moins souvent des organes vitaux que ne le font les blessures que la victime s’inflige elle-même et les agressions. La proportion des cas non déterminés demeure néanmoins notablement plus élevée pour les simples blessures que pour les décès attribuables à une blessure par balle. Elle est souvent exprimée comme ratio des blessures non fatales par décès. Le présent chapitre propose un aperçu du rôle des armes à feu dans les décès et les blessures au Canada et aborde des questions qui seront traitées plus à fond dans les chapitres suivants. Depuis 2010, les décès par armes à feu ont dépassé ceux par accidents de transport chez les hommes. Un regard comparé de l'état de santé des Québécois, Ce site a été conçu par Robert Choinière, 2020, Gaz à effet de serre et polluants atmosphériques, Dépenses de santé et nombre de médecins et d’infirmières, Mortalité infantile et naissances de faible poids, Mortalité par maladies de l’appareil circulatoire, Mortalité par maladies de l’appareil respiratoire, Mortalité par diabète, par maladie d’Alzheimer et par suicide, Les décès par armes à feu atteignent un sommet, Comparaisons santé : le Québec et l’Écosse. Un lynx boréal a été tué par arme à feu dans le Doubs et une enquête pour Dans son dernier rapport sur la mortalité aux Etats-Unis, le Centre fédéral de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a recensé 36 252 morts par arme à feu en 2015. Le taux d’homicide au Canada en 2017 a atteint un sommet inégalé en près de 10 ans, et le Québec a fortement contribué à cette hausse. Comme les données sur les blessures non fatales sont limitées, au Canada, nous ne connaissons pas le taux de décès. Ces pourcentages sont restés relativement stables ces dix dernières années. Le Royaume-Uni connaît une baisse constante du nombre de décès par arme à feu, avec une minimale à 39 décès pour l'année 2009. Les Etats-Unis sont numéro 1 du classement alors que la France n’apparait pas dans le top 10. ex., Annest et coll., 1995; Barber et coll., 1996; Bretsky et coll., 1996; Kellermann et coll., 1996; Mercy, 1993). Ces recherches se fondent sur la théorie de l’opportunité (Mayhew, 1996) et plus précisément sur la théorie de la disponibilité générale des armes à feu, selon laquelle plus il y a d’armes à feu disponibles dans une société, plus il y aura de blessures (p. Les blessures non fatales sont le résultat d’une agression, sont infligées par la victime elle-même ou sont accidentelles. En 2017, le Venezuela et le Salvador présentaient les taux les plus élevés de mort violente par arme à feu. Chez les Noirs, les risques de décès par armes à feu diminuent avec l’âge, alors que chez les Blancs, c’est le contraire. Rang Pays Armes à feu % hab Notes 1 États-Unis: 88,8 [7]: Selon le Congressional Research Service, Il y a environ deux fois plus d'armes à feu par habitant aux États-Unis d'Amérique qu'il n'y en avait en 1968 : plus de 300 millions d'armes à feu au total [8]. Rares sont ceux qui mettraient en doute Ainsi, les deux groupes les plus à risque de décès par armes à feu sont, d’un côté, les hommes noirs de 15-34 ans, principalement par homicide, et de l’autre, les hommes blancs de 75 ans et plus, essentiellement par suicide. Théoriquement du moins, la présence de la violence peut se concevoir soit comme la cause, soit comme le résultat d’une présence accrue des armes à feu dans certaines sociétés. Un lynx mort, tué par arme à feu, a été retrouvé le 31 décembre dans le massif du Jura. Les cas d’entrée par infraction dans le but de voler des armes à feu sont passés de 516 en 2013 à 804 en 2016 (Statistique Canada; CANSIM 252-0051). Il existe néanmoins quelques données sur les hospitalisations qui sont publiées par Statistique Canada ainsi qu’une base de données tenues par le Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes. À la demande du président Obama, la reprise des travaux du CDC sur l’épidémiologie de la violence par armes à feu, après une interruption de plusieurs années, constitue sans aucun doute un pas dans la bonne direction pour identifier les meilleures interventions pour réduire ce fléau, notamment celles qui passent par le contrôle des armes à feu. Ce chiffre dépasse déjà le nombre d’Américains abattus sur les plages de Normandie, le 6 juin 1944. Des chercheurs ont fait observer que, même si des suicides et des homicides peuvent être classés à tort comme des accidents fatals, la proportion des cas mal classés est probablement faible, étant donné que les décès par arme à feu donnent souvent lieu à des enquêtes sur la possibilité d’homicide qui sont plus poussées que les enquêtes générales sur les suicides ou les morts accidentelles (Dudley et coll., 1996, p. 372). À … L’année dernière a été la pire, avec le plus grand nombre de fusillades jamais répertorié à Toronto. En 2017, le Venezuela et le Salvador présentaient les taux les plus élevés de mort violente par arme à feu. Les chercheurs risquent souvent de mal interpréter les données à cause du nombre variable de cas classés comme non déterminés. Sur les 1 125 décès par balle qui sont survenus en 1995, environ 80,1 p. 100, soit 911, ont été classés comme des suicides; il y a eu 145 homicides, soit 12,4 p. 100; et enfin 49 morts non intentionnelles, ce qui fait 4,3 p. 100 du total (Hung, 1997). Au-delà des fusillades et des décès impliquant les forces policières, l’ampleur de la mortalité par armes à feu aux États-Unis est relativement peu connue. Au cours des 25 dernières années, il y a eu en moyenne 1 300 décès causés par des armes à feu chaque année. STATISTIQUES - La tuerie de Charleston a mis en lumière les dégâts faits par les armes à feu aux Etats-Unis où, depuis le début de l'année, près de 6000 personnes ont été tuées par balles. Pourtant, les statistiques sont facilement accessibles à partir de la base de données sur les décès du site web du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) http://wonder.cdc.gov/ucd-icd10.html et révèlent un portrait contrasté. À part chez les moins de 15 ans, la mortalité semble présenter peu de variations d’un groupe d’âge à l’autre. Le taux de meurtres aux USA est de 5,2 meurtres pour 100 000 habitants en 2015. Il a atteint un sommet de 7,2 en 1977 et a ensuite diminué régulièrement pour s’établir à 3,8 en 1995 (Hung, 1997). On dénombre environ 21 armes à feu pour 100 habitants aux États-Unis, 53 au Yémen, 39 au Monténégro et en Serbie, et 35 au Canada et en Uruguay. Le Canada, comme la plupart des pays, ne prend pas note de toutes les blessures subies et est donc incapable de dire combien mettent en cause des armes à feu. Il n’existe pas au Canada de données nationales sur les types d’armes en cause dans les cas de blessure, mais les recherches donnent à penser que les armes d’épaule sont plus souvent en cause que les armes de poing. Sur les 1 125 décès par balle qui sont survenus en 1995, environ 80,1 p. 100, soit 911, ont été classés comme des suicides; il y a eu 145 homicides, soit 12,4 p. 100; et enfin 49 morts non intentionnelles, ce qui fait 4,3 p. 100 du total (Hung, 1997). Environ 21 pays ont un taux inférieur à 5 pour 100 000 habitants, notamment le Canada (4,1), l’Australie (3), la Nouvelle-Zélande (2,9) et la Suède (2,3). Sur les 41 cas recensés en 2019, 33 impliquaient l’usage d’armes à feu, selon les chercheurs. La notion de taux de décès désigne la proportion des cas de blessures causées par des armes à feu qui entraînent la mort (Barber et coll., 1996, p. 487). Lorsque les chercheurs examinent la possibilité d’un lien entre les blessures par balle et la présence des armes à feu ou de certains types d’armes à feu comme les armes de poing, ils devraient examiner séparément chaque type d’incident (Stenning, 1996, p. 18).